Lorient, ville portuaire de 57 000 habitants sur la côte sud de la Bretagne, porte les stigmates de son histoire : détruite à 85 % pendant la Seconde Guerre mondiale (la base de sous-marins de Keroman ayant fait de la ville une cible prioritaire), Lorient a été entièrement reconstruite dans les années 1950-1960. Ce bâti d'après-guerre en béton et en granite breton constitue l'essentiel du parc immobilier, et ses réseaux de plomberie, après 70-80 ans de service, arrivent en fin de vie.
Le climat maritime lorientais est extrême pour la plomberie : 1 000-1 200 mm de pluie par an, des vents fréquents porteurs d'embruns salés, et une humidité permanente (85-88 % d'hygrométrie). Les canalisations métalliques extérieures sont soumises à une corrosion intense, combinant sel et humidité. Les tempêtes atlantiques (rafales à 100-120 km/h) sollicitent les ventilations et les évacuations en toiture.
La base de sous-marins de Keroman, reconvertie en pôle de course au large et en espace culturel, et le port de pêche (premier de France en valeur) donnent à Lorient une identité maritime forte qui se retrouve dans les matériaux et techniques de plomberie adaptés au milieu marin.